- 1 698 observations
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89
communes -
148
observateurs
10
organismes -
Première observation
1906 -
Dernière observation
2025
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CEN Occitanie
Participation à 551 Observations
Part d'aide à la prospection : 32.45 %Fiche organisme
Naturalia Environnement
Participation à 16 Observations
Part d'aide à la prospection : 0.94 %Fiche organisme
Nature En Occitanie (NEO)
Participation à 7 Observations
Part d'aide à la prospection : 0.41 %Fiche organisme
Observado (observation.org)
Participation à 2 Observations
Part d'aide à la prospection : 0.12 %Fiche organisme
Office pour les insectes et leur environnement (OPIE)
Participation à 1 Observation
Part d'aide à la prospection : 0.06 %Fiche organisme
Ecologistes de l'Euzière
Participation à 1 Observation
Part d'aide à la prospection : 0.06 %Fiche organisme
Informations espèce
L'Émyde lépreuse est une tortue aquatique de taille comparable à celle de la Cistude d'Europe, la carapace dorsale ("dossière") atteignant au maximum 21 cm. Sa morphologie générale est par contre assez différente et sa silhouette n'est pas sans rappeler celle de la Tortue "de Floride"(voir les pages consacrées à Emys orbicularis et à Trachemys scripta). Les nouveaux-nés, plutôt minuscules, ne mesurent que 2 cm à 3 cm au moment de l'éclosion.
Les adultes présentent une dossière à coloration relativement uniforme et le plastron (partie ventrale de la carapace) est généralement sombre. Les pattes, les côtés de la tête et le cou sont ornés de lignes et taches jaunes ou orangées, parfois peu nettes. Les jeunes portent des taches ocre-orangé cernées de sombre en divers endroits de la carapace et les lignes jaunes qui parcourent la tête (et le cou) sont en outre particulièrement nettes et serties de noirâtre. On note en particulier un petit ocelle ovoïde bien distinct (jaune ou orangé, cerné de noir) en arrière de l’œil.
Il est parfois écrit que le qualificatif de « lépreuse » est imputable au fait que, chez cette espèce, la carapace est fréquemment colonisée par des algues. Cette interprétation étymologique est en fait erronée, puisque ce nom a été créé par Schoepff (puis repris par Schweigger) en référence aux saillies squameuses des plaques de la dossière, qui rappelent vaguement les manifestations cutanées symptômatiques de la lèpre.
Cette tortue peut potentiellement fréquenter des eaux stagnantes ou courantes (étangs, mares, canaux, fossés, ruisseaux...), mais elle est typiquement liée aux vasques et sections lentes des cours d'eau méditerranéens à régime irrégulier ("oueds" présentant un assec estival plus ou moins marqué). Son régime alimentaire, comparable à celui de la Cistude d'Europe, inclut divers invertébrés et petits vertébrés aquatiques, de même que quelques végétaux. Elle peut opportunément se révéler charognarde.
L’Émyde lépreuse est une espèce méditerranéenne ibéro-maghrébine présente en Espagne, au Portugal et dans de nombreux pays d’Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie, ouest de la Lybie, Niger, Mali et sud de la Mauritanie). En Espagne, cette tortue est surtout abondante dans les deux-tiers sud du pays, mais une importante zone de présence s’observe également dans le nord-est du pays en Catalogne. De là, son aire s'étend au département des Pyrénées-Orientales, où des populations sont établies dans les vallées de la Baillaury, du Tech, du Têt, de l'Agly et de la Basse. Deux petites populations, manifestement reproductrices, ont aussi été inventoriées dans l'Aude. Des observations éparses, correspondant très probablement à des individus isolés issus de relâchers par des particuliers, ont par ailleurs été effectuées dans tous les départements méditerranéens de la région, les signalements de ce genre étant bien plus rares en domaine climatique atlantique. Notons que des restes de cette espèce ont été formellement identifiés dans divers sites archéologiques du sud de l'Occitanie, jusqu'au Gard à l'est. Sa répartition française était donc bien plus étendue dans le passé, couvrant probablement l'intégralité du Midi méditerranéen à l'ouest du Rhône (aucun reste n'ayant été identifié en Provence).
Clemmys caspica leprosa (Schweigger, 1812) | Clemmys leprosa Mertens, 1940 | Clemmys sigriz Michahelles, 1829 | Emys flavipes Gray, 1869 | Emys fraseri Gray, 1869 | Emys fulginosus Gray, 1860 | Emys leprosa Schweigger, 1812 | Emys marmorea Spix, 1824 | Mauremys laniaria Gray, 1869 |Observations par classes d'altitudes
Observations par décades
Observations par zones biogéographiques
Defaut (2002), Jaulin, Defaut & Puissant (2011)
