- 57 observations
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29
communes -
40
observateurs
5
organismes -
Première observation
1975 -
Dernière observation
2023
Argelliers - Auch - Bages - Bages - Banyuls-sur-Mer - Bessan - Caunes-Minervois - Collioure - Félines-Minervois - Grèzes - La Boissière - Leucate - Marseillan - Méjannes-le-Clap - Montescot - Montpellier - Nîmes - Ordan-Larroque - Port-Vendres - Puéchabon - Rouet - Saint-Clément-de-Rivière - Saint-Jean-de-Védas - Saint-Martin-de-Londres - Saint-Martin-de-Valgalgues - Vailhauquès - Villemoustaussou - Villeneuve-lès-Avignon - Villeveyrac
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Ecologistes de l'Euzière
Participation à 6 Observations
Part d'aide à la prospection : 10.53 %Fiche organisme
Nature En Occitanie (NEO)
Participation à 6 Observations
Part d'aide à la prospection : 10.53 %Fiche organisme
Informations espèce
La Tortue d’Hermann présente une morphologie classique de testudiné terrestre, à carapace haute et bombée. La taille varie selon les localités : en France et en Espagne (sous-espèce nominative T. h. hermanni, donc), la taille des adultes est particulièrement modeste et n’excède pas 20 cm, avec un dimorphisme sexuel assez marqué (les femelles atteignent 18 cm à 20 cm, les mâles 13 cm à 15 cm seulement), alors qu'elle peut atteindre 30 cm chez les adultes des populations orientales (sous-espèce balkanique T. h. boettgeri). Les nouveaux-nés mesurent de 3 cm à 4 cm à l'éclosion. Les écailles de la carapace dorsale ("dossière") présentent une coloration contrastée jaune-brun/noir et le plastron (face ventrale de la carapace) est orné de taches noires fusionnées formant deux larges bandes longitudinales.
Cette espèce ressemble à la Tortue grecque (Testudo graeca), fréquemment détenue comme « Tortue de jardin » et qu’on rencontre donc assez souvent à l’état sauvage en zone méditerranéenne suite à des évasions (son espérance de vie dans la nature est moins importante en zone atlantique ou montagnarde). La distinction entre les deux espèces est cependant aisée : chez T. hermanni, la plaque supracaudale (plaque terminale de la carapace dorsale, située juste au-dessus de la queue) est pratiquement toujours divisée (elle ne l'est pas chez T. graeca) et, par ailleurs, l’extrémité de la queue porte un éperon corné chez T. hermanni (absent chez T. graeca).
La Tortue d’Hermann fréquente principalement des zones côtières soumises à un régime climatique strictement méditerranéen, depuis le niveau de la mer jusqu’à 800 m d’altitude (généralement moins). La majorité des populations est établie sur substrat cristallin (granites, gneiss, schistes, grès) mais on en rencontre quelques unes sur substrat calcaire (en Corse et en Provence, notamment). Les habitats fréquentés sont relativement variés (dunes côtières, maquis et garrigues, forêts claires, cultures en terrasses…) mais la préférence de l’espèce va manifestement aux formations végétales semi-ouvertes à structure hétérogène (mosaïque de bosquets, buissons et pelouses). Le régime alimentaire de cette tortue est à nette dominante végétarienne, mais qualitativement très varié : dans le massif des Albères (versant espagnol), 46 espèces végétales entrent dans son alimentation, en majorité herbacées et dont les animaux consomment principalement les feuilles. Ce régime est complété par un apport carné, sous forme d'invertébrés divers (escargots surtout).
La Tortue d’Hermann est une espèce méditerranéenne strictement européenne, n’occupant donc que la rive nord de la Mer Méditerranée (de la Catalogne à l’ouest au détroit du Bosphore à l’est) et certaines de ses îles (Baléares, Corse, Sardaigne, Sicile et diverses îles de faible taille). L’effectif le plus important se trouve dans les Balkans et cette tortue est extrêmement localisée en France, où elle ne se rencontre plus guère qu’en Provence (massif et plaine des Maures) et en Corse (moitié sud de l’île, surtout). Elle a quasiment disparu du massif de l’Estérel (Provence) et est considérée éteinte sur le versant français du massif des Albères (Pyrénées-Orientales) (elle est, par contre, encore présente sur son versant espagnol, à faible distance de la frontière).
Notre région n'héberge donc plus aucune population de cette tortue, les quelques observations de l'espèce effectuées ça et là correspondant à des individus isolés, évadés par exemple de jardins où ils avaient été illégalement introduits (la Tortue d'Hermann, comme toutes les tortues, a fait et fait encore l'objet d'un certain trafic). Notons que l'espèce était autrefois largement distribuée en ex- Languedoc-Roussillon, plusieurs sites archéologiques ayant livré des restes de cette tortue dans l'Hérault, le Gard et l'Aude.Testudo hermanni hermanni Gmelin, 1789 | Testudo hermanni robertmertensi Wermuth, 1952Observations par classes d'altitudes
Observations par décades
Observations par zones biogéographiques
Defaut (2002), Jaulin, Defaut & Puissant (2011)
