- 4 219 observations
-
323
communes -
636
observateurs
17
organismes -
Première observation
1897 -
Dernière observation
2025
Albiès - Allier - Altier - Alzen - Ancizan - Anglès - Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes - Antignac - Antist - Antras - Appy - Aragnouet - Arbas - Arbéost - Arcizans-Avant - Argences en Aubrac - Arlos - Arné - Arrens-Marsous - Arrien-en-Bethmale - Arrodets - Arrodets-ez-Angles - Artigues - Arzenc-de-Randon - Ascou - Asque - Aston - Astugue - Aucun - Augirein - Aulon - Aulus-les-Bains - Auzat - Avezac-Prat-Lahitte - Axiat - Ax-les-Thermes - Azereix - Azet - Bagnères-de-Bigorre - Bagnères-de-Luchon - Banios - Barbazan-Debat - Barbazan-Dessus - Barèges - Bareilles - Baren - Bartrès - Beaucens - Beaudéan - Bégole - Belcaire - Belvis - Benque-Dessous-et-Dessus - Berbérust-Lias - Bernac-Dessus - Bernadets-Dessus - Bethmale - Betpouey - Bettes - Beyrède-Jumet - Bolquère - Bonac-Irazein - Bordères-Louron - Bordes-Uchentein - Bourg-d'Oueil - Boussenac - Boutx - Brassac - Brassac - Brion - Bulan - Cambon-et-Salvergues - Campan - Campistrous - Camurac - Canet-de-Salars - Cans et Cévennes - Cantoin - Capvern - Cardaillac - Cassuéjouls - Castanet-le-Haut - Castillon-de-Larboust - Caubous - Cauterets - Cazaubon - Cazaux-Fréchet-Anéran-Camors - Cazeaux-de-Larboust - Chadenet - Chastel-Nouvel - Châteauneuf-de-Randon - Chauchailles - Chaudeyrac - Cheylard-l'Évêque - Cier-de-Luchon - Cieutat - Clarens - Comus - Concoules - Condom-d'Aubrac - Couflens - Counozouls - Cubières - Cubiérettes - Cuguron - Curan - Curières - Dorres - Ens - Ercé - Escala - Escouloubre - Esparros - Espezel - Estables - Estaing - Ferrières - Figeac - Fontans - Fontrabiouse - Fontrieu - Font-Romeu-Odeillo-Via - Formiguères - Fos - Fraisse-sur-Agout - Fréchou-Fréchet - Freychenet - Gaillagos - Galan - Galey - Ganac - Gardères - Garin - Gavarnie-Gèdre - Gazost - Génos - Germ - Germs-sur-l'Oussouet - Gestiès - Gorses - Gouaux-de-Larboust - Goulier - Gourbit - Grandrieu - Grandvals - Herran - Hiis - Houeydets - Huparlac - Ibos - Jarret - Juncalas - Jurvielle - Juzet-de-Luchon - Labassère - La Bastide-Puylaurent - Labathude - Lacaune - Lacrouzette - La Fage-Montivernoux - La Fage-Saint-Julien - La Fajolle - Lagrange - Laguiole - Lajo - La Llagonne - Lamarque-Pontacq - Lamontélarié - Lansac - Lanuéjols - La Panouse - La Salvetat-sur-Agout - Latronquière - Laubert - Lauresses - La Villedieu - Le Bez - Le Born - Le Bosc - Le Bousquet - Le Buisson - Le Malzieu-Forain - Le Pla - Le Port - Lercoul - Les Angles - Les Bessons - Les Bondons - Les Hermaux - Le Soulié - Les Salces - Le Vintrou - L'Hospitalet-près-l'Andorre - Loudenvielle - Loudervielle - Lourdes - Luc - Luc - Luzenac - Luz-Saint-Sauveur - Marchastel - Matemale - Mayrègne - Melles - Mérens-les-Vals - Mérial - Mérilheu - Mijanès - Milhas - Mons - Mont - Montaillou - Montbel - Montferrier - Montfort-sur-Boulzane - Montgaillard - Mont Lozère et Goulet - Montoussé - Montségur - Mosset - Murat-sur-Vèbre - Nages - Nasbinals - Niort-de-Sault - Nistos - Noalhac - Nohèdes - Oléac-Dessus - Olette - Omex - Oô - Ordizan - Orignac - Orlu - Oroix - Ossun - Ourdis-Cotdoussan - Pelouse - Perles-et-Castelet - Peyre en Aubrac - Pomayrols - Pont de Montvert - Sud Mont Lozère - Porta - Porté-Puymorens - Poumarous - Pourcharesses - Prades - Prades-d'Aubrac - Prayols - Prinsuéjols-Malbouzon - Puilaurens - Puyvalador - Quérigut - Rabat-les-Trois-Seigneurs - Réal - Recoules-d'Aubrac - Rieutort-de-Randon - Riols - Rivel - Rivèrenert - Roquefeuil - Roquefort-de-Sault - Rosis - Saint-Aventin - Saint-Chély-d'Aubrac - Saint-Denis-en-Margeride - Sainte-Colombe-sur-Guette - Sainte-Eulalie - Saint-Étienne-du-Valdonnez - Saint-Frézal-d'Albuges - Saint Geniez d'Olt et d'Aubrac - Saint-Jean-la-Fouillouse - Saint-Lary - Saint-Lary-Soulan - Saint-Laurent-de-Muret - Saint-Laurent-de-Veyrès - Saint-Léons - Saint-Lézer - Saint-Paul - Saint-Paul-de-Jarrat - Saint-Paul-d'Oueil - Saint-Paul-le-Froid - Saint-Pé-de-Bigorre - Saint-Perdoux - Saint-Pierre-dels-Forcats - Saint-Privat-du-Fau - Saint-Sauveur-de-Ginestoux - Salles - Sansa - Sarrancolin - Saurat - Savignac-les-Ormeaux - Ségur - Ségus - Seix - Sengouagnet - Sentein - Sentenac-d'Oust - Sère-en-Lavedan - Séron - Sers - Servières - Siarrouy - Siguer - Sorgeat - Sost - Soueich - Sousceyrac-en-Quercy - Suc-et-Sentenac - Tarasteix - Teyssieu - Tournay - Tramezaïgues - Trébons - Trélans - Uglas - Ustou - Vernaux - Vézins-de-Lévézou - Vialas - Vielle-Adour - Vielle-Aure - Villelongue
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Nature En Occitanie (NEO)
Participation à 2031 Observations
Part d'aide à la prospection : 48.14 %Fiche organisme
CEN Occitanie
Participation à 431 Observations
Part d'aide à la prospection : 10.22 %Fiche organisme
SANS ORGANISME
Participation à 195 Observations
Part d'aide à la prospection : 4.62 %Fiche organisme
NEO Données Privées
Participation à 194 Observations
Part d'aide à la prospection : 4.60 %Fiche organisme
Association des Naturalistes de l'Ariège (ANA)
Participation à 157 Observations
Part d'aide à la prospection : 3.72 %Fiche organisme
Ecologistes de l'Euzière
Participation à 91 Observations
Part d'aide à la prospection : 2.16 %Fiche organisme
Fédération Aude Claire
Participation à 53 Observations
Part d'aide à la prospection : 1.26 %Fiche organisme
Office pour les insectes et leur environnement (OPIE)
Participation à 32 Observations
Part d'aide à la prospection : 0.76 %Fiche organisme
Association Isatis 31
Participation à 9 Observations
Part d'aide à la prospection : 0.21 %Fiche organisme
Association LUS
Participation à 8 Observations
Part d'aide à la prospection : 0.19 %Fiche organisme
Conseil Départemental du Gers
Participation à 5 Observations
Part d'aide à la prospection : 0.12 %Fiche organisme
Naturalia Environnement
Participation à 5 Observations
Part d'aide à la prospection : 0.12 %Fiche organisme
Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse
Participation à 5 Observations
Part d'aide à la prospection : 0.12 %Fiche organisme
Bénévoles NEO (Nature En Occitanie)
Participation à 5 Observations
Part d'aide à la prospection : 0.12 %Fiche organisme
Observado (observation.org)
Participation à 3 Observations
Part d'aide à la prospection : 0.07 %Fiche organisme
Informations espèce
Le Lézard vivipare est une espèce de taille très modeste qui atteint au maximum 17 cm de longueur totale à l'âge adulte, queue comprise (le corps seul mesure à peine 5 cm à 6 cm). La tête, proportionnellement plus petite que chez d'autres Lacertidae, s'inscrit dans le prolongement du corps (surtout chez les femelles) et les pattes sont courtes. La queue est remarquablement épaisse et porte des écailles allongées assez saillantes lui conférant un aspect fortement caréné, quasiment sub-épineux. La robe est à dominante brune, avec des flancs plus foncés que le dos (comme chez beaucoup de petits lézards) soulignés par une bande ventro-latérale grisâtre ou blanchâtre. Le dos porte généralement une ligne vertébrale sombre d'épaisseur variable, souvent discontinue et simplement constituée d'un alignement de taches noirâtres. Il en va de même pour les lignes dorso-latérales (jaunâtres), généralement étroites et discontinues. La région des écailles labiales est plus ou moins blanchâtre, généralement maculée de taches noires chez les mâles. La coloration du ventre varie d’un individu à l’autre (blanc, jaune, orange ou rouge), avec des ponctuations noires chez les mâles. Les nouveaux-nés (minuscules : corps de 2 cm) sont noirs ou noirâtres et virent progressivement au brun dans le sens tête-queue, au cours de leur croissance.
Un examen attentif et un minimum d'expérience de terrain permettent de ne pas confondre ce lézard avec le Lézard des murailles (Podarcis muralis) ou avec les trois lézards pyrénéens du genre Iberolacerta, qui lui ressemblent très vaguement (lorsqu'ils sont jeunes, surtout) et avec lesquels il cohabite dans beaucoup d'endroits.
Nota Bene : les deux sous-espèces présentes dans notre région (Z. v. vivipara et Z. v. louislantzi) sont à peu près identiques d'aspect, bien qu'elles soient bien distinctes du point de vue génétique, hautement différentes du point de vue du mode de reproduction (viviparité VS oviparité) et très distantes du point de vue géographique (cf. "Répartition").
Ce lézard est une espèce hygro-dépendante et peu thermophile, tributaire d'environnements humides et frais. Ce trait écologique particulier fait que l'espèce présente, dans le sud de la France, une répartition essentiellement montagnarde complétée par quelques bastions de basse altitude localisés à des habitats particuliers. De fait, dans les Pyrénées et le Massif central, le Lézard vivipare colonise une grande variété de milieux aux étages montagnard et subalpin, qui lui sont climatiquement très favorables (T°C moyenne peu élevée, précipitations abondantes toute l'année) : landes diverses et variées, pâturages plus ou moins enfrichés, mégaphorbiaies, éboulis, clairières et lisières forestières, ruines et murets de pierres sèches végétalisés etc. A plus basse altitude, sur les piémonts (étage collinéen et -a fortiori- étage planitiaire), il devient de plus en plus localisé à mesure que le climat se fait plus chaud et plus sec. Il ne se rencontre alors que dans certains milieux à forte capacité de rétention hydrique, ne subissant pas de sécheresse estivale et bénéficiant toute l'année d'un micro-climat frais : tourbières et faciès apparentés, prairies humides à tendance plus ou moins marécageuse, lisières et clairières de boisements anciens etc.
C'est l'espèce de reptile la plus largement distribuée au Monde : on rencontre ce lézard d'un océan à l'autre, à travers toute l'Eurasie tempérée (de l'Irlande et du nord-ouest de l'Espagne jusqu'aux îles pacifiques de Sakhaline et d'Hokkaido). C'est également, avec la Vipère péliade (Vipera berus), un des reptiles les plus nordiques : certaines populations scandinaves atteignent le cercle polaire arctique. En Europe, sa limite sud passe par la Cordillère Cantabrique, les Pyrénées, le sud du massif Central, le sud des Alpes et le nord des Balkans.
En France, l'espèce est présente sous forme de deux peuplements très distincts, tant du point de vue géographique que systématique :
1) La sous-espèce nominative Z. v. vivipara, ovovivipare (= "vivipare"), peuple le tiers nord du pays (où c'est une espèce de plaine), le massif Central et les reliefs de l'E (Vosges, Jura, Alpes).
2) La sous-espèce Z. v. louislantzi, ovipare, peuple les Landes de Gascogne et les Pyrénées.
En Occitanie, où ce lézard est lié aux zones les plus fraîches et les plus humides (en gros : T°C moyenne annuelle inférieure à 12°C, pluviométrie de 100 cm/an minimum), la situation est la suivante :
-Z. v. vivipara s'observe sur plusieurs reliefs du massif Central : Ségala lotois, Aubrac et Viadène (probablement aussi Carladez), Margeride et Mont Lozère, Bougès, Lévézou, Caroux-Espinouse, Monts du Somail et Monts de Lacaune . Il est manifestement (et curieusement) absent de la Montagne Noire et du Mont Aigoual, massifs où son existence n'a jamais pu être prouvée malgré plusieurs signalements (très probable confusion avec le Lézard des murailles, qui s'y rencontre jusque dans certaines tourbières).
-Z. v. louislantzi, lui, s'observe essentiellement dans les Pyrénées et leurs piémonts, avec un remarquable gradient de confinement montagnard dans le sens ouest-est (atténuation progressive de l'influence atlantique et des précipitations) : présent dès 290 m dans certains secteurs de plaine des Hautes-Pyrénées où subsistent encore des landes humides tourbeuses (cf. "Milieu"), ce lézard s'abaisse déjà beaucoup moins en Haute-Garonne et en Ariège. Il devient strictement pyrénéen dans l'Aude et les Pyrénées-Orientales, où il est rarissime en-dessous de 1000 m (3 localités seulement connues entre 850 m et 1000 m, aucune plus bas). Il semble avoir sa limite orientale vers le col de la Perche, étant inobservé sur les massifs situés au S et à l'E du sillon Cerdagne-Conflent (axe Puigmal-Canigou et au-delà).
En-dehors des Pyrénées (et de leurs piémonts), Z. v. louislantzi a également été signalé de l'extrême ouest du Gers, secteur correspondant à la pointe orientale du peuplement des Landes de Gascogne (environs de Barbotan-les-Thermes, vers 150 m d'altitude). Ses habitats y sont toujours présents (landes humides tourbeuses, malheureusement plus ou moins dégradées : drainage), mais il n'y a pas été revu depuis des années.Le Lézard vivipare atteint localement des altitudes très élevées dans les Pyrénées occitanes, notamment à l'ouest et au centre de la chaîne où l'influence océanique est plus sensible : 2620 m dans les Hautes-Pyrénées (sur l'Arbizon), 2600 m en Haute-Garonne (sur le Cap des Hounts Secs) et 2580 m en Ariège (sur la Pointe des Trois Comtes). Les altitudes maximales sont bien moins élevées plus à l'est (Aude et Pyrénées-Orientales), inférieures à 2300 m. Cette situation est assez remarquable car, chez la plupart des autres reptiles (qui sont à la fois plus thermophiles et moins hygrophiles), on constate au contraire un gradient d'élévation ouest-est, avec des records d'altitude à l'extrémité orientale de la chaîne (où les étages subalpin/alpin sont sensiblement plus ensoleillés et... plus secs).
Côté massif Central, le Lézard vivipare est très localement observable dès 370 m d'altitude dans certaines tourbières (Ségala lotois), mais il est surtout présent au-dessus, aux étages collinéen et montagnard. Les plus hauts reliefs y sont colonisés, de l'Aubrac au Bougès (il atteint d'ailleurs, hors Occitanie, le sommet du Puy de Sancy, 1886 m, point culminant du massif Central).Lacerta chrysogastra Andrzejowski, 1832 | Lacerta crocea Wolf in Sturm, 1805 | Lacerta montana Mikan in Sturm, 1805 | Lacerta nigra Wolf, 1805 | Lacerta oedura Sheppard, 1804 | Lacerta pyrrhogaster Merrem, 1820 | Lacerta shreibersiana Milne-Edwards, 1829 | Lacerta vivipara Lichtenstein, 1823 | Lacerta vivipara Jacquin, 1787 | Zootoca guérin Cocteau, 1835 | Zootoca jacquin Cocteau, 1835 |Observations par classes d'altitudes
Observations par décades
Observations par zones biogéographiques
Defaut (2002), Jaulin, Defaut & Puissant (2011)
