- 186 observations
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87
communes -
80
observateurs
6
organismes -
Première observation
1980 -
Dernière observation
2025
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Nature En Occitanie (NEO)
Participation à 14 Observations
Part d'aide à la prospection : 7.53 %Fiche organisme
SANS ORGANISME
Participation à 10 Observations
Part d'aide à la prospection : 5.38 %Fiche organisme
Fédération Aude Claire
Participation à 8 Observations
Part d'aide à la prospection : 4.30 %Fiche organisme
Informations espèce
La Couleuvre astreptophore, jadis considérée comme une sous-espèce ibéro-maghrébine de la Couleuvre à collier sous la désignation de Natrix natrix astreptophora, est un serpent de taille moyenne qui, comme la Couleuvre helvétique (Natrix helvetica), atteint une longueur de 60 cm à 1.40 m à l'âge adulte, parfois un peu plus mais jamais 2 m. La plupart des grands adultes qu'on peut observer ne dépassent pas 1.10 m ou 1.20 m. Les femelles âgées, comme chez N. helvetica, sont des serpents très massifs, dont la circonférence est pratiquement comparable à celle des mâles de la Couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus). Les nouveaux-nés, eux, ne mesurent que 15 cm à 20 cm environ à l'éclosion (l'espèce est ovipare).
Cette espèce présente la même morphologie générale que N. helvetica, notamment une tête plutôt ovoïde et aux arêtes douces, mais qui devient très triangulaire lorsque l’animal est apeuré et adopte, comme la C. helvétique ou la Couleuvre vipérine (Natrix maura), une attitude de "bluff". En cas de stress intense (capture par ex.), cette couleuvre peut même aller jusqu'à simuler la mort en restant parfaitement inerte durant de longues minutes, gueule entrouverte au début (comportement, là-aussi, identique à celui de N. helvetica).
Comme chez les autres espèces du genre Natrix (et comme chez les vipères), les écailles dorsales sont carénées, non pas lisses. L'écaillure de la région oculaire est identique à celle de N. helvetica (3 écailles post-oculaires et 1 pré-oculaire) mais diffère de celle observable chez N. maura (2 écailles post-oculaires et 2 pré-oculaires). On note également un plus faible nombre de plaques ventrales : 156 à 166 chez N. astreptophora, contre 162 à 182 chez N. helvetica.
La robe, à tendance typiquement uniforme chez cette espèce, est un peu moins variable que chez N. helvetica : le corps est généralement kaki, brunâtre, ocracé, grisâtre ou bleuâtre, avec parfois des petites taches foncées éparses. Ces taches ne s'agencent semble t'il jamais en barres verticales sur les flancs, ce qui est par contre assez courant chez N. helvetica. La face ventrale est bicolore, avec -comme chez N. helvetica- des zones noires et blanches qui forment un motif en damier ou "clavier de piano". On distingue un double collier noir et blanc ou noir et jaune sur la nuque des très jeunes individus, mais qui tend à disparaître totalement au bout de quelques années. Les écailles labiales sont claires et barrées de 4-5 traits noirs verticaux moins prononcés que chez N. helvetica, souvent très estompés voire indiscernables.
Une des caractéristiques les plus notables de cette espèce, d'emblée observable, concerne la teinte de l'œil : son iris est d'un rouge-orangé prononcé, très différent de l'iris champagne de N. helvetica.
Signalons qu'il existe entre l'Ariège et l'Aude une zone de contact entre Natrix astreptophora et N. helvetica, où s'observent localement des individus hybrides (génétiquement attestés) qu'il est impossible d'attribuer à l'une ou l'autre espèce sur la simple base de critères externes.Attention aux confusions avec les jeunes de la Couleuvre verte-et-jaune (Hierophis viridiflavus) et de la Couleuvre d'Esculape (Zamenis longissimus), qui présentent également un motif en collier à l'arrière de la tête et passent donc très souvent pour de jeunes Natrix helvetica ou Natrix astreptophora.
La Couleuvre astreptophore présente la même écologie que la Couleuvre helvétique (Natrix helvetica) (voir cette espèce)
La Couleuvre astreptophore est une espèce ibéro-maghrébine qu'on rencontre en Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie), dans la Péninsule Ibérique (Portugal, Espagne, sud d'Andorre) et dans l'extrême sud de la France, en région Occitanie uniquement (départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales). Comme exposé plus haut ("Description"), N. astreptophora entre en contact avec N. helvetica dans certains secteurs de notre région, notamment les confins Aude/Ariège. Une étude génétique a démontré la présence de quelques hybrides dans ce secteur-là, qui avait été bien échantillonné, mais il est probable qu'il en soit de même ailleurs, dans certaines zones restant à identifier.
Natrix natrix astreptophora (Seoane, 1884) | Tropidonotus natrix var. astreptophorus Seoane, 1884Observations par classes d'altitudes
Observations par décades
Observations par zones biogéographiques
Defaut (2002), Jaulin, Defaut & Puissant (2011)
